31/01/2014

Genièr de 2014

• Òsca a la Region Miègjorn Pirenèus e al Parc del Lengadòc qu'an desirat lors vòts en occitan.
• Vergonha a la França que se desrevelha amb un president de drecha.
• Òsca a la premsa parisenca que se met a parlar d'òc (Libé).
• Vergonha a tot aquel brombalh que fan per Michaël Schumacher qu'es tombat en esquí.
• Vergonha a la publicitat facha a Dieudonné que d'unses apelan encara umorista : lo cal pas censurar, li cal far pagar de contravencions.
• Òsca al projècte de constitucion tunisiana que vòl l'egalitat entre òmes e femnas.
• Vergonha a Kim Jong-Un, lo caluc de Corèa del Nòrd, qu'a ja fach fusilhar son amigueta e (benlèu) balhat son oncle als cans, promet ara un desastre nuclear al monde.
• Vergonha a l'idèia de dubrir en França, una bòria de 1000 vacas.
• Vergonha al Senat qu'a refusat de levar l'immunitat parlamentària de Serge Dassault, pel segond còp.
• Vergonha a l'Espanha que vòl reduire lo drech d'avortar a las femnas.
• Òsca a la França qu'a suprimit la nocion de "détresse" de la lei sus l'avortament.
• Òsca a la liberacion de Michaël Blanc, en preson en Indonesia dempuèi 14 ans per trafic de shit.
• Vergonha a la mòrt qu'a pres Claudio Abbado, Pete Seeger e François Cavanna.
• Òsca als Ukrainians que nos rementan qu'Euròpa es un espaci democratic envejable.
• Òsca a l'adopcion, per l'Assemblada nacionala, de la lei sul non-cumul dels mandats per... 2017. Es ja ben. Ara : al Senat.
• Vergonha a la drecha drecha que contesta la legitimitat del president, Boutin-la-catolica en cap de tièira. Las eleccions son fachas per cambiar, s'òm es pas content.
• Vergonha a París qu'a vist desfilar una poiridura antisemita, racista, omofòb, anti-republicana, violenta e fascista.
• Òsca a la Tunisia qu'es un exemple per totes los paises arabs.
• Òsca a Geneva 2 qu'assaja de far discutir los òmes del president e los opausaires sirians.
• Òsca als deputats qu'an votat per la ratificacion de la Carta europenca de las lengas regionalas.
• Vergonha a l'Egipta que recuola.

François Cavanna (1923-2014)

(Sul siti de Large)

29/01/2014

Cossí an votat ?

Lo 28 de genièr, los deputats an votat per rendre possibla la ratificacion de la Carta europenca de las lengas regionalas e minoritàrias per la França. 

Per : 361
Contra : 149
Abstencions : 19

Los tres deputats avaironeses, Yves Censi (U.M.P.), Alain Marc (U.M.P.) e Marie-Lou Marcel (P.S.) an votat per la ratificacion. 

Al nivèl nacional, per citar pas que los mai coneguts :

Per : (P.S.) Delphine Batho, Malek Boutih, René Dosière, Henri Emmanuelli, Élisabeth Guigou, Bruno Le Roux, Sandrine Mazetier, Patrick Mennucci, Jean-Jacques Urvoas, Daniel Vaillant… (U.M.P.) François Baroin, Christian Estrosi, Claude Goasguen, Frédéric Lefebvre, Marc Le Fur, Pierre Morel-A-L'Huissier, Jean-Luc Mouden… (U.D.I.) Jean-Louis Borloo, Charles de Courson, André Santini, François Sauvadet… (Ecologistas) Noël Mamère… (Radical, republican…) Olivier Falorni… (Esquèrra democrata e republica) Alain Bocquet, Marie-George Buffet, André Chassaigne, Jacqueline Fraysse… (Non inscriches) Jean Lassalle, Sylvie Andrieux.

Contra : (U.M.P.) Bernard Accoyer, Benoist Apparu, Patrick Balkany, Xavier Bertrand, Luc Chatel, Jean-François Copé, Olivier Dassault, Marc-Philippe Daubresse, Bernard Debré, Patrick Devedjian, David Douillet, François Fillon, Hervé Gaymard, Henri Guaino, Christian Jacob, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Lamour, Pierre Lellouche, Jean Leonetti, Geneviève Levy, Lionnel Luca, Thierry Mariani, Patrick Ollier, Valérie Pécresse, Michèle Tabarot, Éric Woerth… (Non inscriches) Jacques Bompard, Gilles Bourdouleix, Gilbert Collard, Nicolas Dupont-Aignan, Marion Maréchal-Le Pen…

Abstencions : (P.S.) Jean Glavany… (U.M.P.) Xavier Breton, Dominique Bussereau, Éric Ciotti, Laurent Wauquiez…

Ara lo tèxte se'n va al Senat.



24/01/2014

Anarai pas al MuCEM

Aviái previst d'i anar a la debuta de mai qu'arriba. I anarai pas. Vòle pas pagar 8 € per sosténer de monde que mespresan e doncas entarran ma cultura. 

Letra dubèrta de Josiana Ubaud als conservators del MuCEM
« Mesdames, Messieurs,
Marseillaise résidant en Languedoc, mais ayant toujours mon cabanon sur la Côte Bleue, je suis donc avec régularité les expositions marseillaises depuis toujours.
L’ouverture du MuCEM, dont le titre Musée des civilisations d’Europe et de Méditerranée, et particulièrement sa Galerie de la Méditerranée, ne pouvait donc que m’attirer a priori. Enfin un musée contemporain qui parlerait de ma/notre civilisation méditerranéenne/occitane occupant une bonne part de l’arc méditerranéen nord et héritière directe des Grecs et des Latins. D’autant plus sûrement attirée que la profession de foi du MuCEM exprime la volonté “d’appréhender les traits de personnalité singuliers des cultures nées sur le pourtour méditerranéen”, laissant augurer une approche scientifique de cette diversité, “tantôt archéologique, tantôt ethnologique, tantôt artistique” (sic).
On ne comprend qu’a posteriori le soin pris de dire à l’avance “sans jamais prétendre à l’exhaustivité”, parade très commode pour s’éviter les critiques, au regard des “absences” plus que criantes qui sautent aux yeux des malheureux “indigènes” qui n’y ont quasiment pas droit de cité.
J’ai donc visité la fameuse galerie permanente… et en suis ressortie consternée. Car le parti pris évident d’évincer toute trace de la culture occitane, toute trace même de Marseille à Marseille (!), est la donnée constante qui ressort de cette visite.
Ainsi les outils et objets en provenance des pays “d’ailleurs” ont droit en toute légitimité à l’étiquetage scientifique “langue d’origine/traduction française”. Mais pas les rares objets provençaux tous dénommés seulement en français et qui plus est… avec des noms jamais employés localement en français ! En tant qu’ethnobotaniste de terrain, je suis bien placée pour savoir qu’aucun paysan n’emploie le mot de “houe”, même en français. Il dit exclusivement en francitan “aissade”, “sape”, “arpe”, “magau”, “bigòs”, etc., en fonction de la forme, du nombre de dents (tous noms issus de l’occitan “arpa/arpo”, “aissada/eissado”, “sapa/sapo”, “magau”, “bigòs”) ou directement en occitan lorsque j’enquête dans cette langue. Or ce sont ces noms-là qui auraient dû figurer scientifiquement en premier, mais pour le MuCEM, “c’est tout de la houe”. Pour un godet de “noria” provençale, aucun paysan ne dit “noria” mais “pousaraque/pouseraque” (de l’occitan “posa-raca/pouso-raco”, qui puise et qui recrache). Pareillement pour les cloches exposées, qualifiées platoniquement et indûment de “cloches et sonnailles”. Vous n’avez visiblement jamais rencontré un berger de votre vie. Vous sauriez que chaque “cloche” a un nom spécifique, en fonction de sa forme, de sa grosseur, et de qui la porte.
Seules leurs traductions françaises peuvent s’appeler génériquement “cloches et sonnailles”, mais certes pas l’objet d’origine. Nous n’avons droit qu’à une “gargoulette” en conformité avec le nom réel de l’objet exposé.
Le MuCEM pratique donc le respect des langues catalane, italienne, arabe, … mais le mépris absolu de la langue d’oc. Faut-il vous rappeler/apprendre que la langue d’oc (ou occitan) est étudiée dans les universités du monde entier ?
Côté évocation du dieu Taureau, à nouveau oubli/censure du dieu Mithra associé à la Camargue, qui n’a pas droit de cité avec ses élevages de taureaux pourtant ô combien emblématiques, ne serait-ce que par une phrase. Non, pour le MuCEM, le taureau est ailleurs, mais pas ici.
Cette démarche est-elle bien ethno-scientifique pour qui prétend “appréhender les traits de personnalité singuliers des cultures nées sur le pourtour méditerranéen” ?
Et je ne parle même pas de la superficialité des textes (il ne suffit pas de se réclamer de Braudel ou de Camus pour en être à la hauteur) et de l’indigence des “œuvres d’art”…
Passée cette première partie, en fonction de votre “tantôt…, tantôt …”, j’ai pensé que je trouverai ma/notre culture occitane dans les autres salles… Pas davantage.
Or faut-il vous rappeler qu’en terre française, les héritiers premiers des cultures phares grecques et latines, ce sont les Occitans (comptoirs grecs et latins, puis occupation romaine, donc histoire, langue, droit écrit, forum, démocratie, commerce, amphores, olivier, vigne, etc.), non les Francs ? À la citoyenneté donc, au moins une petite allusion aux républiques de Marseille, Arles, Avignon ? Que nenni, pas évoquées. Aux portraits de Marianne, dire que la première fut Occitane et l’ajouter aux portraits ? Toujours non. Aux religions, leurs dégats collatéraux avec le massacre des Vaudois, des Cathares, des Protestants, alors ? Ah ! non, toujours pas “ce trait de personnalité” de notre histoire tragique qui a marqué les hommes au fer rouge. Car les massacres engendrés par les monothéismes sont soigneusement contournés, pudiquement/pieusement tûs et pourtant “Dieu sait” s’ils ont marqués/marquent encore l’histoire de la Méditerranée. Je passe sur le cube vide censé représenter les athées/agnostiques, qui apprécieront comme il se doit la supposée viduité/transparence de leurs pensées. 
Alors, forcément me suis-je dit, ce sera dans la dernière salle, avec les voyages et le commerce ?
Avec Marseille grand port depuis les Grecs, Marseille première ville à avoir été déterminée en latitude par Pythéas, célébrissime Marseillais s’il en est, Marseille porte de départ pour l’Orient et port d’entrée de tant d’épices, tissus, céramiques, Marseille et la Provence célèbres pour ses astronomes, Marseille renommée pour ses cartes et ses instruments de mesure indispensables aux voyages, les astronomes provençaux Nicolas de Peiresc et Gassendi échangeant avec les savants de toute l’Europe : ici, inévitablement, j’aurais/nous aurions droit à quelques miettes pour faire oublier les vides précédents. Eh ! bien non, même Marseille est absente, totalement absente, et chez elle de surcroît. L’excuse toute prête de “la non-exhaustivité” fait bien piètre figure face à ce… révisionisme généralisé, j’ose le mot. Et elle n’abuse que ceux qui veulent bien être abusés (désolée, je n’en fais pas partie, ainsi que de nombreux autres citoyens, pas moins ouverts au monde pour autant).
Marseille et la culture occitane méditerranéenne plus généralement “de Narbonne à Nice” n’ont donc point de place en tant que “traits de personnalité singuliers”, quel que soit le côté envisagé “tantôt archéologique, tantôt ethnologique, tantôt religieux, tantôt scientifique, tantôt linguistique, tantôt politique”.
Pour les concepteurs de l’exposition, l’épaisseur, la densité, le poids humain, historique, culturel, scientifique, n’existent qu’ailleurs, mais pas ici où tout n’est que vide et transparence (comme le cube pour les athées). Les terres occitanes fussent-elles hors la France qu’ils eussent daigné en parler peut-être, tant l’exotisme lointain a, seul, un attrait ? La présence occitane y est réduite à la portion plus que congrue (quatre “houes”, quatre “cloches”, un godet de “noria” et encore mal étiquetées) qui confine à l’indigence.
Mais ils prétendent sûrement avoir fait “une présentation scientifique”. Pour ma part, en tant qu’actrice de cette culture, en tant qu’ethnobotaniste enquêtant sur le terrain depuis plus de 30 ans, en tant que lexicographe attachée aux faits de langue (quelles qu’elles soient) et à leur restitution objective et rigoureuse (et non d’un côté “les vraies langues” prédéfinies à l’avance par la doxa et qui ont droit au respect et les “sous langues/patois” sans aucun intérêt de l’autre), je la trouve méprisante pour Marseille, la Provence et les terres d’oc en général. Car terriblement faussée, mensongère, pratiquant ouvertement le rejet, donc totalement anti-scientifique.
Ses concepteurs nous imposent une vision franco-française d’une culture technocratiquement formatée à Paris (voire glacée en ce qui concerne les objets populaires) qui passe sans état d’âme de l’histoire officielle française… aux langues et cultures d’ailleurs sur le pourtour méditerranéen (“regardez comme nous sommes ouverts”), en sautant allègrement par dessus les terres occitanes qui n’existent pas à leurs yeux (constatons combien “vous êtes fermés à double tour à la rive nord française de la Méditerranée”). En contradiction absolue avec le titre même du MuCEM et encore plus avec sa profession de foi pétrie de discours de façade, dont l’analyse lexicométrique montre l’absence totale des mots “Languedoc”, “Provence”, “Marseille” (un seul adjectif “marseillais” associé au dessinateur Dominique Papety mais concernant des dessins de villes étrangères).
Or la lexicométrie est toujours très parlante car elle trahit l’idéologie… On y trouve ainsi Gênes, Amalfi, Jérusalem, Athènes, Venise, Valencia, et quasiment tous les pays ou régions du pourtour méditerranéen (et même Allemagne)… mais pas Marseille, Provence ! Pour un musée français installé en terres occitanes, à Marseille, cherchez l’erreur et l’imposture. Ces toponymes et leurs cultures afférentes vous font-ils honte au point de les éradiquer ainsi ?
J’ajoute que cette vision politiquement très orientée, niant les richesses sur place (qui font pourtant aussi la richesse du patrimoine français et pas seulement local, les mettre aussi en valeur semblerait la moindre des choses), incapable de faire des traits d’union/comparaison féconds entre l’ici et l’ailleurs, en diachronie comme en synchronie, en choisissant de ne privilégier/valoriser que l’ailleurs, complète hélas la programmation de Marseille capitale de la culture 2013 où toute trace de culture occitane a été éradiquée dans les projets acceptés, ou peu s’en manque.
Mais nous avons bénéficié de sublimes plasticailles colorées (élevées au rang d’oeuvres d’art) émaillant les trottoirs de Marseille (du même type que celles qui décorent les magasins et bars branchés), de copies de Dali, d’un texte lissé diffusé au Fort Saint-Jean où l’on raconte l’histoire française de Marseille avec un bel accent d’aéroport, et en guise de couleur locale “poudre aux yeux”, de pauvres brebis lâchées sur la Corniche (on va voir l’amontagnage là où il passe naturellement, culturellement, on ne le déplace pas sur un lieu où il n’a jamais passé !). Cela fait vraiment sens… Tandis que le buste de l’écrivain marseillais Victor Gelu (pourtant pas bien encombrant) a été éradiqué du plan de rénovation du Vieux Port. Bref, tout cela en dit fort long sur le formatage des esprits, comme s’il y avait le même chef d’orchestre régentant tous ces projets, au MuCEM et à la ville (et à tous les autres échelons institutionnels hélas…), imposant sa vision si “vertueusement ouverte sur l’ailleurs” mais si “insolemment fermée à l’ici”, tant s’affiche partout la volonté délibérée de nier notre culture et notre langue en domaine public. De nombreux Marseillais et Provençaux, et plus généralement Occitans venus exprès visiter le MuCEM parfois de loin, ont été choqués par cette censure/mépris de “leurs traits de personnalité”, ainsi jetés à leur figure et dans leurs propres terres de surcroît.
Claude Hagège parle à ce sujet “d’élites vassalisées”. Si ce n’est pas un comportement colonialiste en terres d’oc, cela lui ressemble fort…
J’en suis personnellement bien plus que choquée. Nous faudra-t-il aller dans un musée catalan ou italien ou libanais consacrée à la Méditerranée, pour voir enfin “appréhender dignement/scientifiquement/linguistiquement les traits de personnalité singuliers” de notre culture et voir évoquer Marseille et la Provence et le Languedoc autrement que par quatre “houes” (comme ailleurs par une jupe folklorique ou la nième publication d’un “sociolinguiste” sur “Le parler imagé de Marseille”) ? Comment peut-on prétendre faire une muséographie scientifique, donc respectueuse des civilisations, alors que c’est le parti pris idéologique qui préside ici de façon criante ? Soit par censure délibérée, soit par absence de curiosité élémentaire, ce qui est tout aussi grave. Je sais/nous savons déjà à l’avance la réponse à ces critiques car nous y sommes habitués : “Non, vraiment, il n’y a aucune volonté de censure, aucun mépris ; objectivement, ici, il n’y a rien “d’universel” qui soit digne d’être évoqué au MuCEM eu égard aux choses/histoire/pensées si géniales de l’ailleurs, à part quatre “houes” et trois “cloches” pour faire plaisir à votre “localisme”, mais dont on se moque éperdument de savoir leurs vrais noms dans votre “patois”. Et Marseille n’a toujours été qu’un petit port de pêche dans l’histoire de la Méditerranée, tellement petit qu’une seule sardine l’a bouché, c’est bien connu, ce qui explique son absence dans la galerie permanente, en toute objectivité scientifique, vraiment.” 
Même si je me doute que mon avis vous importe fort peu, en tant que citoyenne occitano-française finançant le MuCEM par ses impôts, en tant qu’ethnobotaniste et lexicographe respectueuse des cultures, des langues et des hommes, je tenais à vous exprimer ma colère face à cette vision des faits méditerranéens selon votre prisme déformant, qui n’a même pas la décence – à défaut de la conviction – de valoriser un tant soit peu la ville et la région d’accueil du musée.
Recebètz mei salutacions amaras (c’est du “patois”). »
(Copie à des citoyens occitans, Marseillais entre autres, avec autorisation de diffusion à qui bon leur semble, et publiée sur mon site.)
Josiana Ubaud

08/01/2014

De l'escòla

Soi totjorn estada contra las nòtas a l'escòla. Per ieu, aprene deu demorar un plaser. A la campanha, dins las escòlas de mai d'un nivèl, aquò's sovent entendut coma aquò. Mas ara, la Polideta es en seisena e li demandan d'aprene tot per còr. Quand me mete ambe ela pels devers, assage, coma de davant, de li far aprene sas leiçons d'un biais agradiu, de còps ludic, e aquò dintra plan. Solament, las nòtas seguisson pas per çò que la Polideta coneis pas las leiçons per còr. E non. E ieu tanpauc. Las remarcas dels professors son totjorn las meteissas : "la Polideta coneis pas las leiçons per còr." E ben non. Aquò m'encanissa e ai pas enveja far aprene a la Polideta de causas per còr. Fa que serà pas la prumièira de la classa (notatz que se'n fot, ela, çò que mai l'agrada al collègi, son sos amics), mas contunharà d'aprene de causas ambe plaser.
L'altre jorn, aviá una evaluacion d'istòria. M'agrada l'istòria, a ieu. La civilizacion grèga : Sparte, Massilia, los temples, los Dieus, Homère… Sabiá tot çò que deviá saupre, la Polideta. Quand tornèt, lo ser, me diguèt qu'aviá pas talament capitat.
“A… Per de qué ?
– Ja ai pas sachuda la prumièira question…
– De qué èra, coma question ?
– Nos demandèt la definicion d'un mot que me sovene pas pus…
– Assaja de te sovenir… Es pas la definicion de "panhellenique", e ?
– Si, es aquò : "panhellenique" !”
Òc, lo mot èra ben dins lo libre. Òc, l'avèm vist aquel mot. L'avèm legit. Mas, volguère pas,  volontàriament, demandar a la Polideta de se sovenir d'aquel mot. Anatz per la carrièira e demandatz al monde se coneisson "panhellenique". E l'autra conifla de professor d'istòria que lor demanda de ne balhar la definicion (per còr, evidentament) ! La Polideta aurà una missanta nòta mas sabe, ieu, que coneis çò que deu conéisser suls Grècs en seisena.
Urosament qu'es pas dins la competicion, la Polideta, si que non, aquò la poiriá trebolar. Ieu, aime l'istòria per çò qu'ai ajut dos professors d'istòria de prumièira : un al licèu, l'autre a la facultat de Drech. Aquí, vegère tre la debuta de l'annada qu'aquel professor d'istòria èra pas un semenaire d'envejas.