31/10/2009

Identitat nacionala

Vos convide a legir l'article de Rue89 sus aquel sicut : aquí.
Quant ben aquò fa de legir aquò ! Ne fau la dedicacion personala a un vinhairon del Miègjorn de ma coneissença (deuriái dire un cap d'entrepresa vinhairona, qu'el deu pas jamai avure tengut un podet de sa vida) que s'es metut ciutadan marocan per fugir lo fisc francés e que ditz que son nombroses a far coma el. Cossí se pòdon encara miralhar ?

Carnaval ordinari a Windsor

Reconstitucion istorica pel cinemà ? Non, la reina Elisabeth mena lo president indian a Windsor per despertinar, en 2009, òm s'amusa coma òm pòt. (Cl. Lefteris Pitarakis/AP/SIPA)

30/10/2009

A los que vòlon pas de l'òc dins lo metrò de Tolosa

Aquí lo vejaire de Robèrt Lafònt sus l'alienacion, dins "Vingt lettres…" Illustracion Pablo Picasso (Pendiculacion del gal, 1938).
« Un instituteur de la génération de mes parents aimait à raconter ses débuts dans la profession. Son premier poste fut sur un causse d'une admirable sauvagerie, en avant des Cévennes, au bout de toute route praticable. Fils de gendarme, il ne parlait pas un mot d'occitan, et naturellement les enfants qu'il recevait à l'école ignoraient tout du français. (…)
Permettez-moi de rappeler, selon les enseignements d'une sociolinguistique que j'ai contribué à faire naître, ce qu'il en est du sujet enfantin en ce milieu, avant l'intervention du maître francophone, en un temps où radio et télévision n'ont pas encore envahi l'espace. Ce sujet est bâti à trois ans dans la langue de la microsociété qui l'entoure. Il a le capital émotionnel de la langue de sa mère et la langue sociale du père sur un seuil immédiat de castration et d'accueil. Le générateur qui est en lui, d'un langage semblable à celui du groupe, a été modelé lexicalement, morphologiquement et phonétiquement par le dialecte d'usage quotidien. Au fur et à mesure qu'il se construisait, ce sujet a été mis au réseau des travaux et des jours et d'une cosmogonie familière. C'est au sein de celle-ci qu'il a dit je et, sur ce je, a greffé sa psyché. Il a une culture : il a rassemblé dans son identité individuelle une identité collective. Il parle cette identité qui le sécurise.
Survient le maître. C'est le choc. Encore si cet intrus se contentait d'apporter une autre langue et une autre culture en complément d'âme ! Mais il importe, enfonce dans le terreau humain des implants à sa façon, et il invalide, condamne la culture préexistante, désormais dite inférieure. C'est ainsi qu'il installe la diglossie, le conflit de deux usages en rapport inégal : un bilinguisme pathologique. Les maîtres de la IIIe République, ces chevaliers de la foi scolaire, agissant avec une totale impunité et sous l'aiguillon de leurs inspecteurs en milieu populaire alloglotte, ont été, dans leur fonction officielle de destructeurs de culture, de grands et barbares déchireurs de sujets.
Car il fallait détruire les patois et les langues allogènes au nom du français. Au nom de cette francité abstraite, rayonnante et exigeante à qui tout citoyen doit rendre un culte. Dans la camisole de force de la francité, il fallait installer des sujets autrement construits qu'elle. L'opération ne peut être innocente. Je vous propose de considérer que l'immense majorité de la population scolaire française a été victime, entre le début de l'école obligatoire et l'holocauste de 1914, ce que j'appelle une névrose diglossique.
Vous allez me dire que mes termes sont forts et que toute opération d'acculturation comporte ce risque. Certes ! Mais on peut acculturer sans déculturer. L'être humain est une unité biologique admirable qui supporte les greffes. Il est capable de multilinguisme et de multiculturalisme. C'est même de cette façon qu'il s'épanouit et s'enrichit. (…)
Le signe premier et universel de la névrose diglossique est l'intériorisation par la honte de l'interdiction officielle. La sociolinguistique appelle cette pathologie du sujet la haine de soi. Elle est l'aspect souffrant de l'aliénation. Mais on n'en souffre pas toujours. On peut même aimer son mal. Sa perfidie est de se rendre acceptable, souhaitable, et de fabriquer ses militants. Le maître qui punissait l'élève patoisant avait lui-même subi le châtiment infamant du "signal". Il s'en vengeait inconsciemment et d'autant plus sauvagement. Le torturé consentant fait toujours un excellent bourreau. Les patois ont été éradiqués par l'école française avec la collaboration active des familles. "Maître, apprenez le français au petit, qu'il ne soit pas une bête comme moi." Tout le monde était d'accord, il n'y a donc pas eu de coupable.
Mais il faut savoir où ça allait de si bon train. Il ne s'agit pas que de la guerre faite à une langue. Il s'agit de la culture tordue. A la culture riche et profonde du lieu et de l'habitant, qui avait ses limites géographiques, était habitée de superstitions et de préjugés – qui le nierait ? – on substituait, non l'élargissement, comme on le prétendait, mais la clôture. Encore et toujours l'Etat, plus large que le village ou la région, mais beaucoup plus fermé qu'eux. Et fermé pour un décentrement. La culture offerte au petit Basque ou au petit Breton, en bonne structure pilier de la francité, s'arrête à des frontières et les tire vers Paris. C'est ce va-et-vient qu'il faut prendre pour du naturel. Ça marche. Mon maçon, qui est niçois, me dit : "Non, je ne connais pas Vintimille. Je veux d'abord connaître mon pays. Cet été je vais à Paris ou en Alsace." Ça marche au pas cadencé. C'est ainsi que l'école du peuple est devenue l'école du soldat, et qu'entre 1914 et 1918, dans le village rouergat, on est passé de la salle de classe au monument aux morts. On n'avait qu'à vieillir de quinze ans et traverser la place. J'accuse le système national d'avoir transformé nos instituteurs en agents recruteurs. Je désigne donc un coupable. Celui qui ment en devise républicaine à trois termes sur le fronton de l'école et se dresse en gallinacé ridicule sur la stèle patriotique.
Tout le monde ne meurt pas. Certains deviennent gendarmes, douaniers, fonctionnaires des Finances, comme mon père. L'école de l'aliénation sert à fournir l'Etat de ses séides. Mon instituteur de village caussenard se félicitait d'avoir extrait de sa classe, qui sentait le fumier de brebis, autant d'employés de l'Etat qu'il avait d'élèves. Il en avait même tiré un général. Avec, on le comprend, la bénédiction des familles, qui d'ailleurs ont disparu par la suite : le village est vide.
C'est là que je veux attraper, sur l'envol national, l'aliénation à son point culminant de réussite. Simone Weil l'a dit avant moi. L'aliénation des peuples soumis au conquérant ne lui apporte pas que des serviteurs. Elle lui donne aussi ses maîtres. Ainsi les minoritaires font dégénérer en tyrannie le pouvoir des majoritaires. Bien des dictateurs ont une tare d'origine. Franco était galicien. Staline était géorgien. Tito était croate. Hitler n'était pas un vrai Allemand. Les empereurs romains furent souvent des provinciaux. Et Napoléon ?
Saluons le triomphe de la France. Elle a réussi à prendre au lacet tricolore le fils d'un Corse qui combattait contre elle à Ponte-Novo, patriote comme lui dans sa jeunesse, et traître plus que lui quand lui vint la raison. A en faire un petit caporal sous son uniforme. Mais le Corse qui n'a jamais très bien parlé français, est monté en grade. Il a tordu le cou à la République qui l'avait promu, et réinventé, au bout de la Révolution, l'Ancien Régime en Empire, entraînant dans cette belle aventure l'Europe au massacre. Il dort, cendres aux Invalides. La patrie qu'il a soumise vient, pieuse, se recueillir devant son urne. La France a élevé la névrose diglossique jusqu'au "complexe de Bonaparte". Où mène l'aliénation ? Au fait, Le Pen n'est-il pas Breton ? »

No coment

Yann Barthès comença de far cagar lo president. A ? Comprene pas per de qué ? M'agrada a ieu. Ja l'aviá encanissat quand aviá fach veire l'auçapè que li caliá metre per que parlèsse a la tribuna de l'ONU...

28/10/2009

Le scaphandre et le papillon

De Julian Schnabel, 2007.
Amb Mathieu Amalric, Emmanuelle Seigner, Anne Consigny, Marie-José Croze…
Aqueste ser, serada television. Fau lo torn de las cadenas per veire de qué i a e vese que passan aquel film. En 2007, l'aviái pas volgut anar veire. Sosque un momenton, mete la bona cadena, a començat, lo film. Tròp tard, demòre.
Es l'istòria vertadièira de Jean-Dominique Bauby, patron de ELLE, qu'a fach un AVC e que se retròba a l'espital, embarrat dins son còrs. En preson. Pòt pas pus res far, ni remenar, ni parlar : sonque un uèlh bolega encara. Mès a pas perdut lo cap. Dedins, es viu. Una ortofonista va alara dintrar en comunicacion amb el al mejan de las letras de l'alfabet que li va recitar dins l'òrdre d'aparicion lo mai frequent dins la lenga francesa. Cada còp que vòl causir una letra, la fa arrestar de recitar en barrent son uèlh. Farga totes sos mots coma aquò. Un suplici mès atanben una desliurança. Atal fasquèron lo libre de sas pensadas totes dos, letra per letra. Pensadas tarriblas mès, al mièg del malastre, tot còp : l'ironia. Jean-Dominique Bauby moriguèt tres jorns après la parucion del libre.
Realisacion especiala per descriure aquela situacion especiala. Mathieu Amalric es pas de creire. Òm lo vei pas pro, aquel. E Anne Consigny es tan justa... Ela tanben, la vesèm pas pro al cinemà.

Anoncias en òc dins lo metrò de Tolosa

Per far rampèu al messatge mandat per Joan de Peiroton, vos convide tanben a signar la peticion organizada per manténer las anoncias de las estacions en occitan dins lo metrò de Tolosa. La decision serà presa lo 7 de novembre 2009. Signatz aquí !

Carcassona 2009, dins las liças de la Ciutat

E ara, l'Estat deurà téner sas promessas !
E s'anàvem a París, lo còp que ven ?
(Mercé a lo que m'a balhat lo ligam.)

La pregària

25/10/2009

Una capitada

Soi partida per Carcassona divendres a ser per poire far un pauc de torisme lo dissabte matin. D'unses se fotèron de ieu que davalère per Tolosa alara que m'auriá calgut davalar per Besièrs e Narbona. "Lo còp que ven o farai…" coma ditz Joan lo Nèci.
Lo divendres a ser, dintrère dins l'afar de tira : un bus de las valadas occitanas d'Italia e un altre de Catalonha arribèron a mon ostelariá a doas oras del matin. Posquère far de comparasons linguisticas, que se tanquèron (me semblèt) totes davant la pòrta de ma cambra pendent mai d'una mièjorada !
Lo dissabte matin me soi doncas passejada dins la Ciutat de Carcassona. Booooooon Diuuuuuuuu, qu'es polida ! E non, coneissiái pas enacara ! Me caldriá sortir un pauc de ma tuta... Après un bon estamal (un cafè a 1,80 € e una chocolatina a 1 €), tornère davalar dins la vila bassa, una bastida (aquò me cambia...), per anar al rescontre dels meuns. Aquí vegère fòrça monde que coneissiái (de blogaires coneguts de vista, los altres, los cerque encara...) e m'agradèt tanben de trobar los del Larzac. Totjorn la lucha del pichon contra lo bèl.
A la debuta de la manifestacion anère completament davant per poire veire passar tot lo monde e far lo mai possible de fòtòs. Sabètz que i soi demorada un briu a agachar passar aquela cordelada de monde ! E pertot : la fèsta, la musica, la dança. Pièi, me soi negada dins los caminaires per montar cap a la Ciutat. Sul pont vièlh, lo monde cantavan L'immortèla de Nadau. Dins las carrièiras, los drapèus occitans s'espandissián a las fenèstras. Lo monde nos saludavan. Una femna vièlha (la devètz totes avure vista) nos mandava de potons, braces dubèrts. Per malastre, al cap d'un moment, mon aparelh fòtò volguèt pas pus saupre res : pilas out. Macassiu ! Posquère pas prene la pregària que li aviá d'escricha sus l'estatua de la Vièrja après lo pont. La traparai endacòm. Arribère dins los prumièrs al cap de la passejada e aquí calguèt esperar bèl briu que tot lo monde arribèsse. Òm bolega pas mai de 20000 personas coma aquò... Totjorn n'arribava ! Languisse de veire las fòtòs dels altres. La tièira de monde roja e jauna entremièg las parets de la Ciutat èra un crane plaser pels uèlhs e pel còr.
Après, anère a la messa. Òc, los que me coneissètz, avètz plan legit. Soi coma Brassens quand cantava "sans le latin, sans le latin, la messe nous emmerde". Ieu, la messa en òc, l'endure. Los lums de la glèisa èran bandats, aquò fa que la messa se fasquèt dins l'escur. Messa escura en òc, amb Copa Santa e Se canta a la fin, drapèus occitans e catalans remenats. Susprenent.
Lo ser, davalère escotar çò qu'èra donat sus la plaça de la vila bassa mès agère pas lo coratge d'anar escotar los concèrts de Vilagalhenc per acabar la serada. Dintrère dormir. Lo matin, après avure fach encara qualques estudis linguistics amb los Italians e los Catalans que se'n anavan bona ora e totjorn recampats davant ma pòrta, prenguère lo camin del retorn*. Arribada a l'ostal, fasquère tres oras de plangièira. Caliá ben aquò...
*Ai emblidat de vos contar que, quand prenguère la rota a dètz oras manca un quart, plan dònda, France Inter s'aluquèt e la votz d'Yvan Levaï se fasquèt ausir. "Ten, an cambiada la grilha a France Inter ? La revista de Premsa d'Yvan Levaï es a uèch oras e mièja, de costuma..." E aquí, mon cervèl de blonda fasquèt una escarabissonda : aviam cambiada l'ora dins la nuèch ! Èra nòu oras manca un quart ! E sai pas plan a quanta ora los Italians e los Catalans se son atropelats davant ma pòrta... S'aviái sachut, ne seriái estada aissa !

21/10/2009

Ai besonh d'aduja

Qual me pòt balhar lo nom d'aquela mena de nose giganta ?

De mots

Plaser d'esperit fa passar las dolors del còr.
Un colomb, aquò's pus conifla qu'un dalfin, d'accòrdi, mès aquò vola.
Lo lièch es un mal pas : 99 % del monde i defuntan.
Ten-te fièra, galharda e urosa.
Coma i a pas de merchands d'amics, los òmes an pas pus d'amics.
Quand mos amics son bòrlhes, contunhe de los agachar.
Qual porta son pan pòt anar decont vòl.
L'òme es de fuòc, la femna d'estopa e lo Diable bufa.
A son ostal, òm met un pè sus cada caminal. A l'ostal dels altres, un ginolh toca l'altre.
Ai totjorn aimat lo monde que pòrtan bèl dins l'adversitat.
Las sovenenças las pus saborosas son sovent solitàrias. Sol, òm vei de causas, a dos òm vei l'altre.
En amor, sèm dos : un que se fa cagar e l'altre qu'es malerós.
Parlar en chimpas (presicar lo falç per saupre lo verai).
Tot çò que balha de prigondor a la vida es un grand ben.
Jalar a pèira fendre.
"Èsser un pauc esclairat" (èsser un pauc bandat)
"Far una estima." (far una bestisa, far de degalhs)
Avure d'idèias sus tot, avure sustot d'idèias.
Vantacion de siu val pas res.
…qu'es pas en gàbia que se diu enclaure res de çò que viu.

19/10/2009

De legir

L'ai tombat dins la jornada de dimenge, goludament. M'a prigondament emolguda. Tot lo monde deuriá legir aquel libre, leiçon d'istòria vista (e viscuda) del Miègjorn : los Occitans que sabon que ne son, los Occitans que sabon pas que ne son mès sustot, sustot los Franceses de dins lo mòtle. Un biais de soscar la França (e lo monde) altrament. Un libre de garda, coma un bon vin, que dona a pensar. Lo trobaretz a cò de Vent Terral (12 €). Ieu, l'ai trapat a la Fnac (que fau esprès de lor comandar de libres coma aquò). Robert Lafont, 2005.

Premièira grasilhada de castanhas

Un dissabte a ser a Canet d'Òlt (12)

Les souffleurs de rêves, dissabte a ser a Canet (al ras de Sent-Laurenç d'Òlt) an cantat de tèxtes de Joan Bodon (qu'es estat un temps ensenhaire a Sent-Laurenç e tanben a Sent-Ginièis). Sent-Laurenç a son pichon musèu Bodon e son a fargar, a Crespin, "L'ostal Joan Bodon" dins son ostal naissador. Bona serada d'una crana qualitat musicala (ai vist l'autbòi de Mela !). Mencion especiala pel mèra de Sent-Laurenç qu'a fach un tròç de son intervencion en lenga nòstra.

16/10/2009

Aviá rason, lo poèta...

Un jorn, un poèta occitan (conegut) me parlava d'un tipe (conegut tanben) qu'èra con mès "talament con qu'ères forçat d'èsser espantat per sa conariá." (Non, vos balharai pas de noms !) Sovent, quand legisse la premsa, vau far lo torn de totas las sensibilitats politicas per me far una idèia*. Tot ara, vau sul siti del Figarò (polit e plan clar, o cal dire) e te vese, sus l'afar Jean Sarkozy : "Ce n'est pas mon fils qui est visé, c'est moi." E dejóst : "L'éditorial d'Etienne Mougeotte". Etienne Mougeotte que vòl parar Sarkozy, es pus fòrt que ieu (pense al mot de mon poèta), clic, i vau. Aviá rason, lo poèta, soi vertadièirament espantada per tant de conariá. Sul cuol. I a aquí dedins a pus près tot çò que cal per m'encanissar. Aqueste ser : Aubrac. Jutjatz-ne (aquí).
[10 oras après : veire los comentaris. E l'editò a desaparegut del siti. Moralitat : soi la mai granda analista-politica occitana del monde ! "Vantacion de siu…"]
*Quand dise que vau legir lo Figarò, parle principalament de politica estrangièira, per çò que, per la politica francesa, sai ben pro de qué trobar dins lo Figarò.

15/10/2009

Challenge meun !

Lo 24 d'octobre, vau a Carcassona, e vos ? Picatz sus l'imatge e estampatz-lo per l'empegar davant e darrèr vòstra autò. Se ne vese mai de 2 sul camin, tornada generala ! Fasètz passar.

14/10/2009

Octobre de 2009

• Vergonha a aquela costuma sarkosenca de fargar una lei cada còp qu'arriba un fach divèrs.
• Òsca a la justicia que tòrna dubrir lo dorsièr Ben Barka (contestaire del rei del Maròc Hassan II, enlevat e desaparegut a París en 1965). 4 Marocans son meses en causa.
• Vergonha a la justicia que tòrna tampar lo dorsièr Ben Barka. 4 Marocans son pas pus meses en causa. (?!?)
• Vergonha a l'idèia de balhar d'argent a las escòlas qu'auràn lo mens d'absenteisme (Creteil). Quora arrestarem de far dintrar l'argent pertot ?
• Vergonha a la junta birmana que va gardar Aung San Suu Kyi embarrada pendent 18 meses (lo temps de daissar passar las eleccions).
• Vergonha a Moussa Dadis Camara, cap de la junta militària al poder en Guinée-Conakry, que ditz qu'aquò's pas el qu'a comandat a l'armada de tirar coma de lapins de manifestants lo 28 de setembre, que "lo president Dadis èra dins son burèu"... Parla a la tresena persona, aquel òme. Cabord, l'ai ja dich.
• Òsca a la capitada del "referendum off" organizat pels emplegats de La Pòsta contra la privatizacion d'aquela.
• Vergonha a Didier Lombard, patron d'Orange, que ditz que "la pesca als muscles [aquel lo m'a calgut cercar dins lo diccionari, auriái ben escrich "las molas"], aquò's acabat." Comprene : la vida de "fonccionari", aquò's acabat. Ara, aquò's : salt bèl dempièi un viaducte. Quand France-Telecom es estada privatizada, coma i aviá tròp de monde, es de notorietat que la politica de l'ostal es estada de butar los salariats a la depression nerviosa per que se'n anèsson totes sols. Perqué aquelses qu'an menada conscientament aquela òrra politica serián pas embestiats, ara ?
• Vergonha a la mòrt qu'a presa Mercedes Sosa, cantaira argentina umanista.
• Vergonha a Corbeil-Essonnes qu'a elegit l'òme [dubertament] de palha de Serge Dassault (condamnat a 1 an d'inegibilibat).
• Vergonha a Eric Besson e sos amics (Sarkozy, Kouchner) que van metre dins un avion per l'Afghanistan de monde qu'èran dins la "jungle" de Calais. Kouchner, o cossí passar d'un french doctor a una conifla. [Se kochnerizar : renegar tot çò qu'èrem per petar pus nalt que son trauc e creire d'existir. L'adjectiu s'emplega doncas pas per Besson que, per se kochnerizar, cal èsser estat qualqu'un de davant.]
• Vergonha als comolaires de mandats. Se l'òm començava per balhar pas qu'una indemnitat (la del mandat lo mai pagat), veiretz que serián pas tan lèstes per prene totes los pòstes d'endejóst e que lo monde politic se renovelariá un pauc mai.
• Òsca a la Cor constitucionala italiana que ven de permetre las perseguidas judiciàrias contra Berlusconi per corrupcion.
• Vergonha a aquel bruch fach a l'entorn del libre de Frédéric Mitterand sortit n'i a quatre ans. Es alara que se'n caliá mainar. S'aquel òme ric e poderós es anat far de torisme sexual en Asia (qu'o conte dins un libre per se far de ben) e qu'aquò's defendut per una lei, de qué caliá far ? Çò que se seriá fach per un altre, omosexual o eterosexual. Pas mai. Pas mens.
• Vergonha a l'atribucion del Nobèl de la Patz a Barack Obama. De qu'a fach pel moment ? Es estat elegit. Bon. Nobèl de las bonas intencions, òc. Cal pasmens dire qu'es al cap d'un país que practica la pena de mòrt dins fòrça Estats. E Gandhi, nominat 3 còps e qu'o es pas jamai estat, Nobèl de la Patz...
• Òsca a l'amigadament Turquia-Armenia.
• Vergonha als elegits UMP qu'engolan de sèrps a molons e que dison pas mot de las practicas de lors amics (Dassault que se ritz publicament de far la nica a la justicia, Jean (Ali) Sarkozy, 23 ans, sens cap de diplòma, e que va devenir, per la volontat de cortesans, patron del pus bèl quartièr d'afars d'Euròpa). Pasqua e los Balkani lo sostenon, es a morir de rire. Al princi Joan : un pauc d'umilitat, paure piòt ! Res los estrangola pas... E òsca als Chineses que se trufan.
• Òsca a l'embarrament en preson dins de pèças individualas.
• Òsca al rescontre Jean-Claude Carrière-Umberto Eco ("N'espérez pas vous débarrasser des livres" a cò de Grasset).
• Òsca a l'inventivitat desplegada sul oèb per se trufar de Jean Sarkozy. Los cortesans n'engolan lor capèl, MDR. Lo pòble reguitna, òsca !
• Vergonha als cortesans qu'an elegit David Douillet (ex-judocà e amic dels Chirac) deputat de Las Ivelinas. Lo còp que ven, serà Loanà.
• Vergonha a ieu que soi pas anada escotar Joan Baez que passava a Rodés.
• Vergonha a la França que ven de metre dins un avion per Kaboul 3 Afgans sens papièrs. Ai vergonha.
• Vergonha als lecaires de people de l'Amassada nacionala que fan fèsta a David Douillet. Amagine çò que va èsser quand serà Loanà...
• Vergonha a Ben Ali que serà encara elegit (pel 5e còp) al cap de la Tunisia.
• Òsca als ensenhaires qu'aprofechan d'èsser forçats de legir la letra de Guy Môquet per parlar als escolans de la resisténcia... dels fonccionaris contra l'Estat.
• Òsca a Jean Sarkozy que se presentarà pas a la presidéncia de l'EPAD mès vergonha a el que ditz qu'aquò's pas un problèma de legitimitat e qu'auriá pas volgut ausir dire que seriá estat favorizat. Mdr. Sai pas per de qué renoncia mès aquò's pas per umilitat.
• Vergonha a la reeleccion de Ben Ali al cap de la Tunisia. A un filh ?
• Òsca a la dubertura de la discutida sus las identitats nacionalas francesas. Prenèm-los al mot.
• Òsca al saquejadís del cocotièr de l'Angolagate. Marcamal se passeja enfin !
• Òsca al trabalh de la còla de Yann Barthès sus Canal +.

10/10/2009

Manif a Maruèjols

Duèi, a Maruèjols (48), manifestacion pel manten e lo desvolopament de la linha SNCF Clarmont d'Auvèrnha-Besièrs e tanben de la tan polida Cevenòla (amb retorn VIP dins la cabina del tren).

08/10/2009

Sorosoro

Legisse aqueste matin un papièr sus l'operacion "Sorosoro" sul siti de Rue89. Dins l'article, es evidentament question pas que de las lengas "exoticas" en dangièr (en Africa, al Vanuatu, al Guatemala…). Lo monde de París sabon pas res sus l'estat de las lengas del territòri francés, o sabèm. Cossí ? Òm m'auriá mentit ? Òm parla quicòm mai que lo francés en França ? Pas possible...
Aquela operacion Sorosoro es per salvar las lengas del monde. Mès... la nòstra tanben ? Vertat ? Vos convide a anar metre vòstre gran de sal dins aquela enquista. V'aquí lo ligam.

07/10/2009

Los noms occitans

Lo dissabte de las jornadas del patrimòni que passère a Milhau, rencontrère Jaume e Martina Astor per la carrièira. Son de monde fòrça atrasents. N'i aviá un briu que los aviái pas vistes e nos sèm faches fèsta de nos tornar trapar coma aquò. Los aime. Jaume s'es atalat, ara, a un diccionari suls noms de luòcs. Es un sabent mès un sabent umil. Un còp, aviái fach un itinerari amb elses sus Aubrac e, tot lo lòng del camin, Jaume m'aviá ensenhada l'origina de cada nom de luòc que vesiam. Apassionant. Vos ai metut aquí un libràs que sortiguèt n'i a qualquas annadas. Un aplech vertadièr.

Pierre Soulages

Per sos 90 ans, lo Centre Pompidor de París es a li fagar una retrospectiva (del 14 d'octobre 2009 al 8 de març de 2010). Se volètz conéisser l'òme e l'òbra un bocinon, podètz legir aquò. Ieu, soi arribada a Solatges per sos veirials de l'abadiá de Concas, pièi soi davalada veire lo musèu Fabre de Montpelièr. Lo mèstre es Roergàs e Rodés li apresta un musèu. Ne tornarai parlar. Lo ligam de La Despacha, aquí.

05/10/2009

Paraulas d'enfants

« Digas, Cristiana, cossí se sona ton òme ?
– Andriu.
– E ton amorós ?
– ? »

03/10/2009

Catarina II de Russia (1729-1796)

Quand legiguère Anna Karénine dins l'estiu, sabiái pas encara que me caldriá atalar al rus*. Ièr, soi anada furgar dins mos libres, del costat de las biografias, e soi tombada sus un libre escrich per (me sembla que la coneisse coma tala dempièi que soi nascuda) the especialista de la Russia, Hélène Carrère d'Encausse (mès a un nom occitan !) sus Catarina II. Periòde rus, doncas. Mès, Catarina II, l'aviái ja crosada dins la biò de Voltaire.
Òm parla sovent de Pèire II Lo Grand (que voliá que la Russia apartenguèssa a l'Euròpa) pel sègle XVIII mès moriguèt tre 1725. En 1762, son pichon-filh Pèire III prenguèt lo poder. Aquel èra l'òme d'una Alemanda : Catarina. Figuratz-vos qu'aquò's ela que lo davalèt, la mèma annada, amb la complicitat de son amorós del moment**, Orlov (coma la salça). Una Alemanda èra doncas al cap de la Russia. Qualques temps après, Pèire III defuntèt o siaguèt adujat a defuntar, escampilhat del biais puzzle...
Tanlèu al poder, Catarina prenguèt amb ela d'òmes coma Panina o, pus tard, Potemkine (aquel la metèt benlèu a son nom).
Çò primièr, la volguèron metre regenta de son filh Paul (7 ans). Aquò siaguèt non. Èra capuda. Sas relacions amb Paul seràn evidentament complicadas tota sa vida. Quand, a la mòrt de Catarina, Paul arribarà al poder, prendrà la decision de defendre a las femnas de governar lo país.
En França, Loís XV la pòt pas endurar. La davalariá ben... Pertot en Euròpa, òm se tampa lo nas quand òm parla d'ela.
Orlov la se vòlguèt maridar e far de lor filh un eritièr. Aquò siaguèt non.
En Alemanha, Catarina aviá ausit parlar dels Lums franceses. Dins son idèia, caliá reformar lo país a la mòda de çò qu'aviá legit (Beccaria, Montesquieu). Un tèxt d'ela sus aquel sicut serà mème defendut en França. Tròp avançat. Inventèt lo recampament de las doleanças del pòble (levat los sèrfs***). L'educacion del las massas siaguèt tanben fondamentala per ela. Aquò marchèt pas sul pic a causa de la corrupcion. Gogol o contarà dins Le Revisor.
Per un jòc diplomatic plan soscat (conquistas deval Sud e la Mar Negra), Catarina II fasquèt de la Russia un país a la nautor de la França, de l'Anglatèrra, de la Prussa e de l'Autricha.
Lo cap de Loís XVI davalant dins la banasta li fasquèt orror, evidentament, ela qu'èra una autòcrata, mès es ben ela tanben que balhèt lo primièr bufal d'idèias de liberacion al pòble rus, idèias que menaràn a la fin del tsarisme e a las revolucions russas.

* Ai crompat Lo rus pels Nuls.
** Cal dire qu'èra una caudassa.
*** Per desliurar los sèrfs, caldrà encara esperar 100 ans.

02/10/2009

Vene d'acabar

Albert Camus (1913-1960)
1942
Nobel de literatura en 1957
Los qu'an jogat al jòc dels camembèrts sabon qu'aquò comença per : "Aujourd'hui, maman est morte." Mès, se l'òm ajusta la seguida, aquò dona mai l'esperit del roman : "Ou peut-être hier, je ne sais pas." Per los que i an escapat a l'escòla e après, vos pòde dire qu'aquò se legís lèu fach mès pas en sosquent a quicòm mai. Me podètz far fisança. Vo'n dise pas mai que ne diriái tròp.
Visconti n'a fargat un film (Lo straniero) en 1967 amb Marcello Mastroianni e Bernard Blier.